Association d'Études de Freud et de Lacan

Association lacanienne internationale des Alpes-Maritimes

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Membres de l'AEFL – ALI A-M

Jacques LACAN

LE TRANSFERT DANS SA DISPARITÉ SUBJECTIVE,

SA PRÉTENDUE SITUATION,

SES EXCURSIONS TECHNIQUES

Texte établi et annoté par Élisabeth De Franceschi

 

   Cette édition critique du séminaire VIII (1960-1961) de Jacques Lacan sur le transfert, publiée par les éditions de l’Association lacanienne internationale, a été entièrement réalisée par Élisabeth De Franceschi, tant en ce qui concerne l’établissement du texte qu’en ce qui concerne les annotations. Elle présente dans un fort volume une transcription entièrement rénovée du séminaire.

 

   Un dépoussiérage était à faire : plus de cinquante ans ont passé depuis ce séminaire fondamental dans lequel, pour mieux interroger la nature du transfert, Lacan commençait par déployer un commentaire ordonné du Banquet de Platon.

 

   Pour l’établissement du texte, Elisabeth De Franceschi s’est reportée en premier lieu à la transcription dactylographiée de la sténotypie. Elle s’est appuyée aussi sur la transcription « critique » réalisée dans les années quatre-vingts par l’équipe du bulletin Stécriture, et a comparé ces deux versions avec celles publiées jusqu'ici par Jacques-Alain Miller au Seuil, et par l’ALI.

 

   D'abondantes notes de bas de page donnent les indications relatives aux variantes ainsi qu’aux choix à faire pour l’établissement du texte. D’autres notes apportent des indications et éclaircissements portant principalement sur les références, parfois érudites, présentes dans le texte de Lacan.

 

   Cette édition s’adresse donc aussi bien à l’analyste soucieux de (re)travailler en profondeur ce séminaire, qu’à l’étudiant et à l’analysant qui ne disposent pas a priori de toutes les références, psychanalytiques, historiques et culturelles, nécessaires à l’appréhension du contenu de ce texte.

 

Éditions de l’Association lacanienne internationale (25, rue de Lille - 75007 Paris), 659 p., août 2015,  42 EUR. Publication réservée aux membres.

POUR UNE ÉTHIQUE DE LA PERFORMANCE

 

Sous la direction de

Olivier Lenoir

 

Les Actes du colloque "Pour une éthique de la performance" sont réunis dans cet ouvrage qui réunit dans une confrontation dialectique, des psychanalystes, psychologues, philosophes, économistes, artistes, sportifs, chefs ou responsables d'entreprises, spécialistes de la gestion et du management... pour esquisser ce que pourrait être une éthique de la performance entendue comme un nouveau "contrat social". Quatre thèmes structurent l'ensemble : "Science sans conscience", "Production artistique : création et communication", "Violences : compétition et lien social", "Norme et idéal".

 

Éditions L'Harmattan

L'opéra et le désir

Passe et impasse de la voix

Sous la direction d'Elisabeth BLANC

et de Jean-Michel VIVES

 

 

Depuis toujours, l'opéra fascine : peut-être parce qu'il tente, plus que tout autre création artistique de retrouver l'objet perdu : la Voix.

Trois opéras : Don Giovanni de Mozart, l'opéra des opéras, II mondo della luna de Haydn, à la frontière du baroque et du classique, Il matrimonio segreto de Cimarosa, trois opéras dirigés musicalement par Marie-Christine Forget et mis en scène par Jean-Michel Vivès, dans le cadre du Festival de Gattières, « le village le plus lyrique de France », ont mobilisé l'intérêt d'éminents spécialistes, psychanalystes et musicologues (Jean-Pierre Winter, Alain Didier-\Weill, Michel Poizat...) autour de questions essentielles telles que : le Désir, l'illusion ou l'inquiétante étrangeté.

La lecture des différentes interventions laisse apparaître qu'à travers ces trois thèmes centraux de la psychanalyse se pose la question plus générale, pour paraphraser Lacan, du chant et de la fonction de la parole et de la musique dans l'opéra.

M.Poizat : « La musique, c'est le langage moins le sens disait Levi Strauss, le discours de Don Juan, c'est le langage dans l'illusion du sens... Avec Don Giovanni, pour la première fois, une oeuvre d'opéra participe directement de la création d'un mythe... Dans cet opéra, l'effet de subversion de la parole se produit par la présentification de la Voix comme telle, notamment par le cri ».

Jean-Michel Vivès est metteur en scène, musicien, chanteur, mais également psychanalyste et il enseigne à la Faculté de Nice Sophia Antipolis.

Élisabeth Blanc est psychanalyste, présidente du Festival d'art lyrique Opus-Gattières.

Éditions l'Harmattan - 250 pages • 21,5 € • février 2004

COLLOQUE DU FESTIVAL D'ART LYRIQUE OPUS-GATTIERES

LA MÉPRISE AMOUREUSE

AUTOUR DE L'OPÉRA

COSI FAN TUTTE

de W. A. Mozart

 

INTERVENANTS :

Jean-Michel VIVES Psychanalyste, Musicien, Metteur en scène, Maître de conférences à l'Université de Nice, Jean CHARMOILLE Psychanalyste, Cofondateur de l'association Insistance, Alain DIDIER-WEILL Psychanalyste, Dramaturge, Cofondateur de l'association « Insistance », Houchang GUILYARDI Psychiatre, Psychanalyste, Fondateur de l'association, « Psychanalyse et Médecine », Jean Pierre WINTER Psychanalyste, Écrivain, Fondateur du « Mouvement du Coût Freudien », Élisabeth BLANC Psychanalyste, ex Présidente d'Opus, Organisatrice du Colloque.

65 pages • 5 € + 1 € de frais de port • février 2006

A commander à Elisabeth BLANC 10 boulevard Tzarevitch 06000 Nice elisabeth.blanc@wanadoo.fr

 

 

LACÂNERIES

Stoïan Stoïanoff-Nenoff

Les Impliqués

Les Impliqués

PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE

 

L'auteur Stoïan Stoïanoff, médecin neuropsychiatre et praticien de la psychanalyse, traite dans cet essai du "corps dans tous ses états", d'un corps "habité par le langage" (Lacan). Dans cet ouvrage, les opinions de deux philosophes (François Baudry et François Jullien) sont mises à l'épreuve sur la base de leurs travaux respectifs sur l'Intime.

 

Éditions l'Harmattan

FREUDAINES

Stoïan Stoïanoff-Nenoff

Études Psychanalytiques

PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE

 

Cet essai vise à inciter : ceux que la psychanalyse intéresse, à lire Freud dans le texte, c'est-à-dire en allemand. Il pourrait tenir lieu d'introduction aux concepts lacaniens ainsi qu'ils émergent de la clinique freudienne, telle que revisitée par les Cinq psychanalyses, à partir de trois des cinq cas étudiés par Freud, à savoir l'analyse dite : du Petit Hans, celle de l'Homme aux Loups et enfin le cas Dora. Sera aussi abordée la question posée par « la jouissance qu'il ne faut pas » et par la place que tient dans la société celle de l'inceste.

Éditions l'Harmattan

Stoïan STOÏANOFF-NENOFF

Qu'en dira-t-on?

Une lecture du livre XII

du séminaire de Jacques Lacan

 

 

Pourquoi Jacques Lacan a-t-il salué le noeud borroméen comme une ultime trouvaille en matière de repérage dans la cure ? C'est qu'il répondait à ses attentes, et à trois critères:

- l'argument de l'a-cosmicité (pas de correspondance biunivoque entre microcosme et macrocosme)

- l'argument de l'a-céphalie, (aucun des ronds de la chaîne borroméenne ne saurait se dire premier)

- enfin, l'argument du jeu de mourre qui établit entre les ronds de l'Imaginaire, du Symbolique et du Réel une dominance circulaire. La chaîne borroméenne surgit ainsi comme paradigme de la solidarité entre concepts et comme fondement inconscient d'une éthique.

 

Éditions l'Harmattan 246 pages • 19,80 € • mars 1996

Stoïan Stoïanoff-Nénoff est diplômé de psychologie et membre de diverses sociétés scientifiques. Depuis la dissolution de l'École Freudienne de Paris il a participé à la fondation des Cartels Constituants de l'Analyse Freudienne. Il est praticien de la psychanalyse.

Stoïan STOÏANOFF-NENOFF

Transmission de la psychanalyse

 

Explorer les confins de la psychanalyse, c'est découvrir un inconscient structuré comme un rêve (Freud), comme un poème (Paul Claudel), comme un langage logique (Frege ou Nagarjuna), comme une stratégie contre l'angoisse (Lao-Tseu ou Bouddha). Paradoxalement, à l'universalité de cette structuration répond l'absolue singularité de la lettre qui se fait le support d'une illusion. Fragilisée par le discours de la science, sa prise en compte théorique et sa transmission requièrent un changement de position subjective, corrélative d'un nouveau rapport du sujet désirant au savoir, c'est-à-dire à la jouissance et donc au sexe. Quid d'une institution psychanalytique congruente avec cette transmission ?

 

 

A commander à l'AEFL

Stoïan STOÏANOFF-NENOFF

Pour une clinique du réel

Lacan et ses didactic(h)iens

 

 

Et si le bonheur n'était qu'une question de choix identificatoire? Et si l'identification (subjective) à l'Autre n'était qu'un des moyens mis en oeuvre pour réparer les dommages produits par la survenue d'une bévue, d'une épissure au niveau du noeud fondamental du sujet. par exemple?

L'identification à l'Autre lui suppose quelque objet et indique sa dévoration répétitive. Inversement la fin de la cure c'est l'identification (objective) de l'Autre en tant qu'objet " a ".

D'où ceci: quel est le rapport du nœud de l'identification au mode préférentiel d'effacement de la différence, propre à un sujet donné? Privation, Frustration, Castration sont ici les nominations de l'entre-deux qu'examine cet ouvrage et où un sujet est susceptible de basculer lorsqu'il désespère de trouver sa place dans l'échange social.

 

 

Éditions l'Harmattan 206 pages • 20 € • 1998

Stoïan STOÏANOFF-NENOFF

BÔgues

première, deuxième, troisième, quatrième parties

 

Les articles ici réunis résume une traversée, celle de toute une époque, qui pour moi a été marquée par ma rencontre avec Jacques Lacan. Fondateur de l'École Freudienne de Paris, Lacan est l'inventeur d'un programme de recherche dans les sciences humaines, explorant les nouages entre elles des dimensions du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire.

 

Il en résulte un regard nouveau sur la clinique, mais surtout une éthique du désir, en tant que désir de l'Autre, de l'Autre marqué comme tel par une faille irréductible.

Les textes ici rassemblés témoignent de mon implication du côté de la psychanalyse en ex-tension, et d'une manière plus précise de la psychanalyse dans la cité. D'où deux aspects indissociables : à savoir le psychanalyste comme symptôme dans le champ de la sociologie ainsi que dans celui de la politique.

 

A télécharger sur le site rubrique DTD, onglet du menu Recherche Lacan

 

Elisabeth De Franceschi

Interprétation des comptines

et 15 comptines japonaises

 

Dans ce livre gigogne, le point de départ a été les comptines japonaises traduites par Elsa Alocco Saint-Marc. En contrepoint, Marcel Alocco a conçu une séquence graphique d'après un dessin japonais du Xe siècle. Au dépaysement d'une culture lointaine s'a-joutait l'étonnement. A des milliers de kilomètres, l'histoire se répète. "Daruma san, jouons à nous faire rire" est notre "Je te tiens par la barbichette" et "Traversez, traversez ! Ici c'est quelle ruelle ?" ressemble à notre "Passez pom pom les macarons, les portes sont ouvertes".

Mais alors qu'est ce exactement qu'une comptine ? Si les rêves et les contes ont été longuement étudiés, l'analyse des comptines restait un champ pratique-ment vierge. Psychanalyste, de formation littéraire et musicienne, Elisabeth De Franceschi a magnifiquement expliqué comment par le rythme, le geste, la manipulation des sons et du sens, la comptine déverrouille les portes de la langue, du monde, de soi et des émotions. On comprend pourquoi les jeunes enfants adorent ces formulettes faussement naïves qui «s'appuient sur le plus archaïque pour dire l'énigme et exhorter à la découverte.»

 

 

Octobre 2005, 112 pages, 17 € à commander aux Éditions Demaistre, 27, rue Théodore de Banville, 06100 Nice

Elisabeth De Franceschi

Amor artis :

pulsion de mort, sublimation et création

 

 

"Malheureusement, c'est sur la beauté que la psychanalyse a le moins à nous dire", jugeait Freud (Malaise dans la civilisation). Dans l'éblouissement de son apparition, la beauté a pour fonction de voiler le réel insupportable de la mort : le geste esthétique, le geste éthique ou mystique récusent l'autorité du fait.

L'ouvrage d'Élisabeth De Franceschi revient sur l'assertion de Freud, et se propose de réévaluer la théorie psychanalytique de la pulsion de mort, en approfondissant l'étude du lien entre la sublimation et la destructivité : les mythes, la littérature, la musique et les arts plastiques montrent que Thanatos est présent aux sources mêmes de la créativité. Lacan jugeait que la pulsion de mort est créationniste ; elle exerce son action chez le créateur et sur l'objet créé, en les métamorphosant. Mort et renaissance : dans l'alchimie de la création, le destin du sujet et celui de l'objet, leurs "passions" sont solidaires. Lors de tout acte créateur, l'artiste fait l'apprentissage de sa propre fin, tandis qu'un objet est détruit, avant qu'une relève ne s'opère, conduisant à l'avènement d'un nouvel objet, ou peut-être, au rien. Le rien, visée ultime de la création et du créateur dans le Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac, pose la question du devenir du corps et de la jouissance ; l'abstraction, l'oeuvre comme manifestation d'une énergie pure, sont des formes de réponses.

 

 

Éditions l'Harmattan 384 pages • 29 € • Mars 2000

Les cartons de mon arrière-grand-père

Traduit de l'allemand

par Elisabeth de Franceschi

 

Cet envoûtant récit de formation a pour cadre les montagnes et la forêt de Bohême. Le texte en est consigné dans les « cartons que découvre le narrateur revenu dans la vieille maison de ses aïeuls. Ils racontent la double faute de l'arrière-grand-père Augustinus, figure mythique, qui trouve son rachat et reconquiert le bonheur grâce à l'ascèse patiente de l'écriture. L'amour perdu lui sera rendu au terme d'une lutte contre les démons de l'irrationnel qui habitent l'homme : hantises et angoisses, violence cachée qui brusquement surgit dans un incident, et aussi terreur devant les forces destructrices de la nature, « l'effroyable innocence des choses telle qu'elle se manifeste dans la description somptueuse que fait Stifter de l'hiver autrichien. Cette longue nouvelle tenait particulièrement à coeur à son auteur (« l'enfant de ma joie et de ma douleur disait-il), qui remit quatre fois l'ouvrage sur le métier. Nous avons choisi la deuxième version de l'oeuvre, la plus élaborée et la plus diverse.

 

Adalbert Stifter est né en Bohême en 1805, il vécut à Vienne et mourut en se tranchant la gorge en 1868. La transparence des récits de Stifter, leur fausse quiétude Biedermeier, expriment la vision d'une vie simple et idyllique qui se sait mortelle. Un des grands écrivains de langue allemande du XIX` siècle qui trouve en France un accueil de plus en plus enthousiaste.

 

 

Éditions Jacqueline Chambon, 3 place d'Assas, Nîmes 222 pages • 15 € • Mai 1989

France Delville

SOSNO

Traversée en forme de fugue

 

C’est sur un étrange épisode de son parcours que ce livre interroge Sosno (Sacha Sosnovsky) dont la Tête Carrée (construite par l’architecte Yves Bayard) fait partie de la Bibliothèque Nucéra, proche du MAMAC de Nice. Episode jusque-là énigmatique puisqu’il s’agit d’une traversée de l’Atlantique en voilier, de l’été 1976 à l’automne 1979, qu’accomplit Sosno au moment où sa carrière parisienne (Art sociologique) était florissante. Pourquoi ce retrait, cette rupture, cette déchirure, cette embolie, ce trou ? En un mot ce qui fut, dans sa vie même, une Oblitération ? Une «Traversée » est la vie de Sosno, car l’adolescent qui montra ses premières œuvres à Henri Matisse au Régina fut ensuite reporter de guerre, cinéaste, scénariste, écrivain, et, comme journaliste, le premier (1961) à inscrire le terme d’École de Nice dans sa Revue « Sud Communication ». C’était la première fois que Sosno racontait ce voyage, et les commentaires qui surgirent, sans tomber dans le piège d’une psychanalyse sauvage, allèrent fouiller de plus en plus profond dans le lien entre les différents exils qui furent son lot. Des dialogues libres entraînèrent beaucoup plus loin que prévu la parole des interlocuteurs. Levinas, Jabès, Spinoza, Maïakovski, Derrida, Rousseau, Tournier, et tant d’autres, furent convoqués selon la fantaisie du moment pour confirmer l’arbitraire du signifiant, et, du même coup, la pertinence de la sculpture de l’artiste, qui, définitivement, tranche dans le fantasme.

 

 

Melis Editions (2002). Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr

tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 23 euros

Dans « Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci », Sigmund Freud exprime sa dette à Dmitri Merejkovski, qui l’a inspiré et documenté, il lui rend hommage (selon Pontalis) dans des termes qui disent assez son admiration, et peut-être son envie, à l’égard de l’écrivain – et du peintre : le romancier « connaisseur d’âmes » a su exprimer sa conception « non pas en mots exsangues mais, à la manière du poète, en langage plastique ».

Langage plastique que l’on retrouve dans tous les arts, et, concernant la Peinture, chez Sergueï Pankejeff, « L’homme aux Loups », dont Freud avait espéré qu’elle lui apporterait la sublimation nécessaire au dépassement de ses terribles maux.

C’est dans cet esprit que j’ai à cœur d’explorer des œuvres de peintres et de poètes, non pour en rester à ce qui serait défini comme de la « critique d’art », mais, grâce à l’étude de la psychanalyse - une recherche assidue de ce côté - laisser de libres associations naviguer entre le Réel de l’œuvre, l’Imaginaire tendu entre celui de l’artiste et celui du regardeur, et le double Symbolique du vocabulaire artistique et de la loi de l’entame (on ne saura jamais vraiment ce qu’on voit, on ne pourra jamais le dire). Tentative de jeter des ponts de toutes parts, en étoile. Etoile de la « poésie », du « faire » au fer rouge.

France Delville, critique d’art, écrivain

France Delville

André Verdet ou La parole oraculaire

 

Le terme de « parole oraculaire » que les psychanalystes ont affecté à un Discours du Maître propre à interdire la parole du sujet, analysant ou pas, est réintroduit ici dans son sens originel, « pythique », « delphique», à propos d’André verdet, l’œuvre de celui-ci apparaissant comme la mise en acte presque idéale d’un accueil de l’Inconnu, d’un au-delà, dans une sorte de transe, et cela grâce à l’invention d’une langue qui est à la fois langage poétique et vocabulaire plastique.

 

« A un certain point critique du langage, l’étoile implose », écrivit André Verdet, ce qui signifie la surprise, pour le poète, de l’irruption d’un réel qu’il n’attendait pas toujours, mais recherchait activement, dans son intense curiosité du monde.

 

 

Melis Editions (2001) Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr

tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 18 euros

France Delville

Nivèse ou La part féminine de l’École de Nice

 

Nivès Oscari (aujourd’hui Nivèse), née en Istrie en 1944, partie vivre en Belgique avec sa famille après la guerre, le père ralliant le Borinage pour y être mineur, et venue à Nice en 1973, est la seule artiste femme de l’Ecole de Nice. En quoi les divers lieux traversés, inscrits dans la mémoire la plus ancienne, en quoi la transplantation, en quoi le charbon qui maquillait de khôl les yeux du père, en quoi la Méditerranée première, les magies « oubliées » de l’Europe centrale, les escales vénitiennes, et toutes les langues qui la nomment tour à tour O. Nivès, Nivès Oscari, Oscari Nivès, Oscar Nivès, Nivèse Uckar, pour dire et redire qu’elle s’appelle « neige », ont-ils permis la profusion, la fantaisie, le baroque de départ (ex-votos à la Putain, poupées serties en icônes, etc.), et la façon dont ils se sont pétris pour donner un vocabulaire personnel allant vers le construit, l’abstrait, mais où les sources restent à deviner en traces subtiles. Son originalité : une occupation très personnelle de l’espace, sorte de retour à des sources inconnues, telluriques.

 

 

Melis Editions (2001) Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr

tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 18 euros

France Delville

La ligne illimitée de Fritz LEVEDAG

 

Né à Munster en 1899, la vie de Fritz Levedag fut perturbée par deux guerres, le nazisme, comme fut perturbée cette Ecole du Bauhaus où il fut l’assistant de Gropius, élève de Klee et Kandinsky, avant de créer son propre cours, poursuivre ses propres recherches, mais toujours sur le mode du Bauhaus : analyser formes, couleurs, rapports entre eux, et surtout cette « ligne libre ondulante » qui avait intéressé ses maîtres, mais à laquelle il ouvrit l’espace. Le décryptage de ce parcours est d’autant plus passionnant qu’il permet de repérer comment, tout au long de l’Histoire de l’Art, avant et après Levedag, à la fois cadre et construction interne permettent l’assise du décollement imaginaire et symbolique d’une ligne cherchant à rejoindre des zones non identifiées. La « ligne illimitée » fut-elle pour Fritz Levedag une consolation au sens de Shopenhauer, une évasion au sens de Levinas ? Elle l’aida peut-être à réaffirmer quotidiennement l’existence de possibles face au mortifère. Et aujourd’hui encore le fait de considérer l’être humain comme un infini est une forme essentielle de résistance. C’est, pour les psychanalystes, une position éthique : le fondement de ce qu’ils appellent l’écoute.

 

 

Feuer-Vogel Editions (1998) Distribué par Melis Editions

Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 18 euros

Georges Juttner

Papa, maman, le juge et moi , Le travail d'un pédopsychiatre, expert auprès des tribunaux

 

Il arrive que la justice fasse irruption dans la vie d'enfants mineurs et de leur famille, à l'occasion du divorce des parents, lorsqu'un enfant est victime d'une agression ou auteur d'un délit. Comment les juges prennent-ils une décision qui engage l'avenir de ces enfants? Ces magistrats missionnent souvent un expert pour savoir où se situe l'intérêt de l'enfant. Georges Juttner, pédopsychiatre et psychanalyste, est l'un de ces experts. Il donne ici la quintessence d'une pensée qui s'est formée par trente années de pratique.

L'auteur étaye et illustre son propos en reproduisant plusieurs rapports ou extraits d'expertise d'enfants, âgés de neuf à dix-sept ans. Il s'agit de Mathias, dont la garde, confiée à sa mère, est contestée par son père ; de Nadir, auteur de plusieurs vols ; de Christophe, poursuivi pour le viol d'une mineure ; d'Emma, victime d'une agression sexuelle, et de tant d'autres enfants pris dans l'instantané de leurs difficultés. Ces rapports éclairent la position éthique de l'expert : entendre la parole de l'enfant, respecter son développement et privilégier la structuration de sa personnalité.

Son expérience de psychanalyse lui permet de repérer les principaux thèmes qui surgissent lorsque les enfants ont affaire au monde judiciaire : la question de la violence, l'autorité parentale, les mécanismes de défense, le rôle des non-dits, les formes modernes de la famille, la médiation, les modalités de protection et de placement... Il rend la théorie vivante et en propose une élaboration à l'usage des professionnels de l'enfance et de la justice, et des familles

 

Collection Sur le champ, Gallimard

Parution : 27-09-2012

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